La plupart des agrandisseurs sont équipés de boites à lumière diffuse, soit avec une lampe opale dans une boite blanche, soit une tête couleur qui mélange 3 sources filtrées.
L'avantage des sources lumineuses diffuses est que les défauts du négatif sont estompés (rayures, traces de séchage) les images sont douces Les inconvénients sont que les détails sont aussi estompés que les défauts, et le contraste n'est pas maximum.
La lumière ponctuelle permet de tirer les détails les plus fins du négatif, et pour le contraste de gagner plusieurs gradations de papier.
Un négatif quasi transparent pourra encore être exploité, et le grain au lieu d'apparaître flou apparaîtra net.
Avantage collatéral : pas de chauffe du négatif car on peut utiliser une source de 20 Watts, on peut diaphragmer sans perte de luminosité sur le plateau avec des temps de pose courts.
Comment ça marche :
On utilise une lampe basse tension a filament le plus petit possible genre lampe de microscopie, montée sur un support de précision afin que ce filament soit dans l'axe optique .
Cette lampe doit être montée sur une tige, elle même dans l'axe optique, dont on pourra régler la hauteur par rapport au condenseur.
En effectuant ce réglage on va former l'image du filament, avec le condenseur, dans le plan du diaphragme de l'objectif.
Ce faisant le film est éclairé avec très peu de diffusion. comme l'image du filament est de petite dimension et formée dans le plan du diaphragme celui-ci quand on le ferme n'enlève pas de luminosité mais nous procure la profondeur de champ ! le beurre et l'argent du beurre.
En pratique on ne peut quand même pas trop fermer car le condenseur étant non achromatique on va quand même risquer de couper les cônes de lumière et des auréoles colorées apparaîtront sur le plateau.
Ci-joint schéma et photo de la boîte à lumière fabrication maison montée sur mon OMEGA D2V.

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